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Anniversaire du Concours Général Agricole

150 ans d’histoire

Depuis sa création en 1870, le Concours Général Agricole récompense le meilleur de la génétique française et des produits du terroir. Il contribue aussi à la formation des futurs professionnels du monde agricole et agro-alimentaire.

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Actualité

Les jurés du CGA : des ambassadeurs de l’excellence française

A chaque édition du Concours Général Agricole, les tant convoitées médailles d'or, d'argent et de bronze sont entre les mains de plus de 10 000 jurés, dans les 35 catégories de produits en compétition.

Dans chaque jury, une place est donnée aux consommateurs qui se transforment en jurés avertis après avoir suivi des formations gratuites dispensées en amont, à Paris et en régions, par le Concours Général Agricole.

Une médaille du Concours Général Agricole, c'est l'assurance pour un producteur de voir s'envoler ses ventes de 20 à 30% en moyenne. Il n'est donc pas étonnant qu'autant de soin soit apporté à la sélection des jurés mais aussi à leur accompagnement pour maintenir le niveau d'exigence et de probité de ces distinctions. « Par son jugement, chaque jury va déterminer le passage de l’ombre à la lumière d’un produit selon qu’il sera médaillé ou non », résume Benoît Tarche, Commissaire Général du CGA.

Un rôle central au CGA

Les organisateurs du Concours s'efforcent chaque année de sélectionner des jurés représentatifs de la population française (jeunes/seniors, hommes/femmes, actifs/retraités, catégories socio-professionnelles variées). Les personnes intéressées candidatent en ligne, à partir du 15 novembre et font valoir leurs motivations et leur expérience de la dégustation selon qu’ils sont consommateurs ou professionnels d’un produit en concours. « Les jurés sont choisis par rapport à leur expertise. Les tables de dégustations sont composées avec un objectif de trois professionnels et de trois consommateurs avertis », détaille Claire Delplanque, chargée de la gestion des jurés, et de l'organisation des formations qui leur sont destinées.

Chaque candidat précise les produits qu'il souhaiterait déguster et postule également à des formations. Celles-ci se déroulent généralement sur une journée et sont centrées sur un produit, du vin à l'huile d'olive en passant par les fromages, la bière ou le chocolat. Quant aux jurés professionnels, ils peuvent être proposés par les interprofessions, les syndicats du secteur ou tout organisme spécialiste partenaire du Concours pour la famille de produit concernée, toujours en prenant soin d'éviter le moindre conflit d'intérêt avec les échantillons dégustés.

Des formations partout en France

Pour apporter davantage d'expertise à ces consommateurs, le Concours Général Agricole propose ainsi chaque année entre 50 et 60 formations au bénéfice d’environ 1000 jurés. Comme le relève Benoît Tarche, ces consommateurs apportent un « angle hédonique » au Concours, « car ce sont eux qui décideront au final d’acheter (ou non) les produits. Ces consommateurs doivent pouvoir faire valoir leur point de vue face à des experts. » Ils découvrent ou approfondissent lors de ces formations, l’évaluation sensorielle du produit, et s'enrichissent du vocabulaire descriptif approprié qui les aidera à rédiger des commentaires précis qui seront communiqués aux producteurs, que leur produit soit médaillé ou non.

Hervé Maziou, biérologue, dispense ces formations depuis quatre ans. « Je leur dis tout le temps :« Ayez confiance en vous, vous avez tous des mémoires olfactives, gustatives et visuelles. Plus on est spontané, meilleur on est, il ne faut pas réfléchir. » Il met dans un premier temps en avant les trois sens que sont la vue, l'odorat et le goût (sucré, salé, acide, amer et unani, cette subtilité du goût présente dans les cuisines asiatiques et qui correspondrait au savoureux). Il s'agit en l'occurrence de décrire, avec l’appui d’une grille de jugement et de divers documents, la sensation de la bière en bouche, sa température, sa pétillance, sa texture, sa longueur en bouche, sa couleur, décrire la mousse, l'odeur de la bière et ses arômes.

Déceler l'excellence d'un produit

Cette approche sensorielle est commune à toutes les catégories de produits. Formée en produits oléicoles et en produits laitiers, Nancy Conway est jurée depuis cinq ans. Après 34 ans en France, cette Américaine milite pour l'excellence de la gastronomie française avec conviction. Être juré, ce n'est pas « dire si on aime ou pas un produit, c'est réussir à savoir si ce produit, par exemple l'huile d'olive, exprime toutes les caractéristiques du terroir. » Grâce à ces formations, elle reconnaît avoir découvert des nuances, parfois très complexes. « Cela aiguise nos facultés à déceler ce que l'on recherche dans les produits d'excellence, c'est aussi une question d'entraînement. »

Dans un second temps, la personne en charge des formations explique aux consommateurs comment se dérouleront les dégustations le jour du concours. Même si les tables peuvent sympathiser, il leur est recommander de ne pas discuter d’emblée pour ne pas se laisser influencer par l'avis des uns et des autres. Chaque juré doit rester concentré sur sa propre démarche sensorielle dès que le produit arrive sur la table. Un échange ne pourra avoir lieu que dans une deuxième étape pour dégager, par consensus, une décision commune au jury, avec la décision de décerner ou non une médaille.

Une expérience enrichissante

Qu'ils aient eu écho du rôle de juré en visitant le Salon International de l'Agriculture, par des amis ou par la presse, les jurés reviennent tous avec un enthousiasme contagieux sur leur expérience. Benjamin Filaferro, jeune cadre parisien, juré depuis trois ans dans la catégorie fromages, a eu « l'impression de défendre la diversité du terroir français. » Il poursuit : « Tout le monde a envie de jouer un rôle pour lutter contre la malbouffe. Récompenser les champions, les producteurs qui font un super travail, participe à améliorer tout ce que l'on mange. En plus de passer un moment vraiment sympa et agréable, on se sent utile. »

Le Jour J, c'est armés d'une expertise valorisante que tous ces jurés se présentent aux dégustations. « Tous les échanges autour de la table sont cordiaux, constructifs voire même amicaux et bienveillants, se souvient Jérémie Abalain, dégustateur de rhums au CGA depuis deux ans. Les avis de chacun sont bien écoutés et nous n'avons pas de difficulté à arriver à un consensus. Personne ne prend le lead ou n'impose ses opinions. » Réussir à défendre mais non pas à imposer son opinion est également affaire de confiance en soi. « Nous arrivons plus sûr de nous-mêmes face aux professionnels. Pour la dégustation du beurre doux, j'étais assise à côté d'une Américaine connue mondialement pour son expertise en beurres et fromages. Grâce à la formation, j'ai pu discuter avec elle dans son langage de professionnel, j'ai pu la rencontrer sur son terrain avec son vocabulaire », confie Nancy Conway. Et de conclure « J'aimerais bien qu’une initiative et une manifestation équivalente au Concours Général Agricole puisse se développer aux États-Unis » A leur échelle, Nancy comme les autres jurés contribuent concrètement à éveiller les consciences et à promouvoir une alimentation plus saine, à la portée de tous.

L'aventure vous tente ? Devenez juré ! 

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