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Anniversaire du Concours Général Agricole

150 ans d’histoire

Depuis sa création en 1870, le Concours Général Agricole récompense le meilleur de la génétique française et des produits du terroir. Il contribue aussi à la formation des futurs professionnels du monde agricole et agro-alimentaire.

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Concours jeunes du CGA : l’agriculture a de l’avenir !

Le CGA met en avant le dynamisme et savoir-faire des jeunes générations et de leurs formateurs au travers de six concours officiels_ le Concours de jugement des animaux par les jeunes, le Concours européen des jeunes professionnels du vin, le Trophée national des lycées agricoles, le Concours jeunes jurés des pratiques agro-écologiques, le Challenge équi-trait jeunes, le Challenge caprin inter-lycées et, à titre expérimental cette année, le Trophée canin inter-lycées. Aux quatre coins de la France, les lycées agricoles participent à ces épreuves en les intégrant dans leurs enseignements tout au long de l'année.

« Nous avons un peu toutes réalisé notre rêve, participer c'était incroyable, gagner le summum ! », se souvient avec émotion Lucile, membre de l'équipe 100% féminine qui a remporté le Trophée national des lycées agricoles l'année dernière (TNLA), en 2019. Toutes les six, élèves au Lycée agricole Le Robillard dans le Calvados, en Normandie, Lucile, Eloïse, Elodie, Andréa, Juliette et Laura conservent un souvenir exceptionnel de leur participation au Concours Général Agricole, allant jusqu'à la qualifier d' «expérience la plus forte de leur vie ». Ce rêve, les jeunes doivent néanmoins travailler dur pour l'atteindre. « Dès qu'on avait une heure libre, on préparait la vache, on travaillait le show, on est même revenues de vacances exprès ! », se remémore Eloïse.

 

Un challenge qui colle aux programmes scolaires

Les CGA Jeunes sont à la fois une source de motivation et de persévérance pour tous les élèves qui y participent. Un fil rouge dans leur cursus scolaire qui permet aux enseignants de mettre en pratique les capacités professionnelles visées par les programmes, mais aussi l'occasion d'échanger avec l’environnement professionnel et de montrer que la relève est assurée. « Les compétences évaluées dans les différentes épreuves répondent aux référentiels officiels des formations dispensées », explique Benoît Tarche, Commissaire Général du CGA. Les concours sont en effet conçus et mis en œuvre sous la tutelle de la Direction générale de l’enseignement et de la recherche du Ministère de l’agriculture et de l’alimentation. Claire Letrillart, Responsable communication du Groupe France Agricole, partenaire du TNLA, loue l'esprit du concours, « de plus en plus lié à un parcours pédagogique et d'apprentissage pour les jeunes. C'est à la fois une aventure pour les élèves, et pour les lycées, c'est une plus grande visibilité. » Les participants reçoivent d'ailleurs un badge numérique de la DGER visant à valoriser leur implication en tant que parcours qualifiant. Florian Morge, enseignant en zootechnie à Aubenas, dont les élèves participent au Challenge caprin, évoque « un moyen pédagogique supplémentaire pour aborder des choses qu’ (il) aborderai(t) de toute manière en classe mais qui permet de mieux les accrocher. » Si le CGA a décidé de consacrer une part aussi essentielle dans ses concours aux jeunes, « c'est pour créer du lien entre la formation et le monde professionnel », résume Kerstin Hold, Responsable des Concours Jeunes professionnels des filières de l’élevage.

Une source de motivation pour les jeunes apprenants

En ce qui concerne le TNLA (Trophée national des lycées agricoles), les étudiants sont jugés sur quatre épreuves : la première est centrée sur la communication avec la réalisation d'une affiche sur le thème du Salon International de l'agriculture (cette année « l'Agriculture vous tend les bras »), l'animation d'un compte Instagram, la décoration de la stalle de leur vache et l’interactivité avec les visiteurs du salon. Vient ensuite la manipulation d'une vache en toute sécurité, le respect du règlement et leur comportement pendant le salon et enfin un show de cinq minutes où l'originalité et la mise en scène sont appréciées du jury, avec présentation de leur établissement et de leur bête, dont une partie en langue étrangère, devant des centaines de spectateurs. Cette année, l’épreuve en langues étrangères bénéficiera d’un prix spécial ERASMUS doté de 3 000 euros destiné à un voyage d’étude à l’étranger dans le cadre d’un partenariat. En 2020, 55 établissements y participent. Au Lycée Le Robillard, l'équipe enseignante « donne les clefs du camions, aux élèves d'en faire ce qu'ils veulent », selon l'expression de l'un des professeurs référents du concours, Pierre Champeyrol, enseignant en informatique. Les jeunes sont ainsi responsabilisés, ils sont autonomes, doivent travailler en équipe et trouver les partenaires financiers pour assurer le financement du déplacement à Paris pour toute la classe. En début d'année, à l'instar d'un club de foot ou de rugby dont l'objectif est la participation à une compétition sportive, les élèves se structurent en entreprise virtuelle, avec une hiérarchie et des postes attribués à chacun en fonction de ses motivations. Six constitueront l’équipe qui portera les couleurs de l’établissement mais tous iront la supporter à Paris. « Certains élèves choisissent notre lycée pour le TNLA (…) J'en connais qui restent dans la formation, qui ne démissionnent pas, grâce au concours. C'est souvent une source de motivation et d'ancrage scolaire », estime le professeur. C'est un bonus indéniable sur le CV qui ouvre des portes. Le Robillard a en outre été démarché cette année par un établissement chinois souhaitant monter un partenariat avec lui pour participer au TNLA. En 2020, en plus d'un second lycée chinois, il y aura également des lycées de Tunisie et de Côte d'Ivoire.

S'assurer des compétences techniques des professionnels de demain

Pour le Concours de jugement des animaux par les jeunes, 76 départements ont présenté des candidats individuels pour l'édition 2020. Les lauréats des finales départementales participent ensuite à la finale nationale, à Paris. Ils devront évaluer les bêtes, vaches ou chevaux, selon les critères de morphologie standard de leur race.

La 22e édition du Concours des jeunes professionnels du vin réunira quant à elle 70 étudiants en distribution, production ou sommellerie, provenant d'établissements français et étrangers. Cette compétition européenne compte des épreuves de caractérisation et de notation de vins et de communication. Au-delà de la valorisation de l'enseignement de la filière vitivinicole, ce concours « vise à être un vecteur de transmission et d’émulation en créant une communauté de futurs professionnels », développe Antoine Drillaud, Responsable du pôle vin au CGA.

Le Caprin, une filière qui recrute

Pour sa 3e édition, le Challenge Caprin Inter Lycées intègre officiellement la liste des concours jeunes du CGA. Pour le plus grand bonheur des défenseurs de la filière caprine, car seul une demi-douzaine d'établissement français propose un cursus en caprin. Trois lycées sont inscrits cette année à ce nouveau Challenge CGA. Leurs étudiants seront départagés par un quiz, par la qualité de la présentation de leur établissement et par la mise en avant d'une innovation liée au fromage de chèvre. Des épreuves qui là encore obligent les élèves à prendre la parole en public et à travailler non seulement leurs connaissances mais aussi leur assurance. « L'enjeu est de valoriser la formation professionnelle en caprin, relève Antoine Hory, Responsable communication de Capgènes, fondateur et coorganisateur du Challenge caprin inter-lycées. Nous manquons de professionnels et cette filière est en constance évolution ce qui oblige établissements et élèves à réviser leurs connaissances. » Deux races caprines ont été sélectionnées pour ce challenge, les races alpine et saanen. Au Lycée Olivier de Serres d'Aubenas, Florian Morge prépare un groupe de trois élèves de Terminale Bac Pro « Conduite et gestion de l'entreprise agricole » pour le challenge. « Le caprin, c'est une petite filière qui a besoin d'être connue. Quand on parle élevage, on pense bovins pas caprins et pourtant cette filière est dynamique, les entreprises cherchent du lait et il y a de vraies possibilité d'installation. » Même son de cloche dans le premier département caprin de France, les Deux-Sèvres, au lycée de Melle. « Cette filière manque de jeunes, les éleveurs sont vieillissants, nous avons besoin de donner envie à des jeunes de s'installer ! », s'enthousiasme Emilie Wimmer, chef de projet pour Synergie caprine, un réseau de formation et d'innovation autour du caprin qui met en relation les professionnels de la filière et les apprenants. L'enseignante en zootechnie sélectionne sur la base du volontariat trois élèves et un suppléant étudiant en BTS deuxième année Productions animales, dans l'idéal des jeunes voulant s'installer dans le caprin.

Le Challenge Equi Trait Jeunes, l’occasion de découvrir de nouvelles utilisations du trait animal

Les échanges avec les professionnels représentent aussi une occasion en or d'élargir l'horizon de ces jeunes. « Notre but est de leur faire découvrir une multiplicité de races et d'utilisations pour qu'ensuite, au moment d'affiner leur projet professionnel, ils s'en rappellent et l'incluent », illustre Clémentine Bonnin, Chargée de mission pour France Anes et Mulets et la Société française des Equidés de travail, partenaire du Challenge Equi-Trait jeunes. Après des présélections en régions, les huit équipes finalistes doivent manipuler et présenter un animal qu'ils découvrent la veille de la finale, à Paris (cheval de trait, cheval de territoire pour attelage ou âne bâté). « Il s'agit avec ce concours de trouver les utilisateurs de demain pour les équidés de travail, puisque les chevaux et les ânes, nous les élevons pour qu'ils soient utiles », complète Clémentine Bonnin. Ces animaux de travail sont donc utilisés dans le milieu agricole, dans la vigne ou en maraîchage, mais aussi en ville, pour la collecte de déchets ou le ramassage scolaire, ou encore dans le domaine du tourisme, pour des randonnées.

Agriculture et écologie

Les concours jeunes du CGA ont également vocation à promouvoir l'agriculture de demain, avec des pratiques vertueuses liant respect de l'environnement et productivité agricole. En témoigne le Concours jeunes jurés des pratiques agro-écologiques. L'agro-écologie se définit comme la science qui associe l'agronomie et l'écologie, englobant les méthodes de productions agricoles respectueuses de l'environnement. « L'objectif est de renforcer l'autonomie des exploitations en utilisant les ressources naturelles pour améliorer la qualité des productions alimentaires pour le bétail, tout en prenant en compte les obligations d'efficacité et de rendement économique des exploitations », résume Mathilde Lagrave, Responsable du Concours. 60 établissements français présentent des élèves jugés sur leur capacité à évaluer une parcelle, à déterminer si les pratiques de l'éleveur sont cohérentes par rapport à ses objectifs. Leur argumentaire, axé sur la végétation ou des pratiques spécifiques, est primordial. « Ces parcelle de prairies permanentes ne sont par le résultat du hasard, explique Claire Hergott, Coordinatrice de la Licence professionnelle Gestion agricole des espaces naturels ruraux au sein de SupAgro Montpellier, coorganisateur du Concours jeunes jurés des pratiques agro-écologiques. Ces prairies et parcours sont le résultat des pratiques des éleveurs. Il faut redonner leur place à ces espaces parfois vus comme non productifs. »

« Une image positive de l'agriculture »

Réunis au CGA, ces jeunes « offrent une image positive et extrêmement dynamique de l’enseignement agricole en harmonie avec la grande diversité et l’intérêt des emplois proposés dans ces secteurs et les importants débouchés professionnels offerts », conclue le Commissaire Général  du CGA, Benoît Tarche. Les statistiques concernant le taux d'insertion des étudiants dans la vie professionnelle le démontrent : 82% en Bac Pro, 90% en BTS (3 ans après l’obtention du diplôme) et 93% en ce qui concerne l’enseignement supérieur (12 mois après l’obtention du diplôme).

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